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Exercice d'extériorisation anonyme

Qu’il est bon de vivre à travers d’autres d’extraordinaires aventures, de traverser des époques, d’éprouver tous les sentiments du cœur humain, sautant sans cesse d’un récit à un autre, subissant le vide de l’esprit à chaque absence de nutriment fictif.
On est en droit de se demander : ceci ne nous éloigne-t-il pas d’un récit plus grand, plus vivant, plus réel que pourrait être celui de notre propre personne ? Amusant de constater que nombreux sont ceux qui penchent pour ou contre cette hypothèse, appuyés fermement par leur propre expérience. La présence non négligeable d’entre-deux invalide malheureusement une réponse claire et unique. La multitude est encore une fois à l’origine du doute, et aussi, dans mon cas comme dans d’autres (peut-être ?), du conflit intérieur.
Je pense parfois à une maladie, un trouble obsessionnel, un dérangement d’ordre mental, une fissure de l’esprit, une erreur dans ma personne. Sans doute pourrait-on me diagnostiquer certains de ces critères. Triste constat. De quoi les amplifier. On peut aussi relativiser, voire rejeter en bloc : que sont ces affirmations sinon les traits tracés par d’autres, quelle légitimité ont-ils pour me définir ? Aucune. Quand les jeux de l’esprits ne font plus effet, que cette douce pommade apparait comme une tentative désespérée et éhontée de fuir la réalité, le conflit s’enflamme et me dévore. Ma personnalité s’effrite, mes capacités s’amenuisent, mes envies s’envolent, quoique restent à portée de vue et me narguent, semblant plus lointaines et inaccessibles que jamais.

Aly Faz il y a 20 jours

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